Le diabète et la femme ménopausée.
La ménopause est un processus naturel chez la femme lorsqu’elle approche de la fin de l’âge de la procréation et que les ovaires ne libèrent plus d’ovule chaque mois.
La production des hormones qui préparent l’utérus à la grossesse baisse considérablement pendant cette période.
Avant la ménopause, les changements hormonaux qu’éprouvent les femmes au cours du cycle menstruel se produisent selon un schéma bien individuel.
Ce schéma changera grandement à mesure que la période ménopausique approche. Certaines femmes les éprouvent à partir de la mi-trentaine, mais la majorité s’aperçoit d’un changement à cet égard au début de la quarantaine.
La période ménopausique, se termine lorsque vous n’avez plus vos règles depuis 12 mois.
La ménopause peut commencer plus tôt chez les femmes atteintes de diabète de type 1. Si elles ont un surplus de poids, les femmes atteintes de diabète de type 2 peuvent vivre la ménopause plus tard que la moyenne parce que le niveau des hormones (estrogènes) ne diminue pas aussi rapidement à cause de cet embonpoint.
Les changements qui se produisent pendant la ménopause, peuvent affecter les femmes de plusieurs façons : entre autres des changements d’humeur, un nombre accru de symptômes prémenstruels, une augmentation ou une diminution des menstruations.
Ces changements hormonaux peuvent provoquer des fluctuations de la glycémie chez les femmes diabétiques. Chez certaines, elles seront à peine perceptibles parce que la diminution de la production d’hormones se produit graduellement au fil des années.
Chez d’autres, une surveillance plus étroite de la glycémie et des ajustements du traitement peuvent s’imposer afin de maintenir un équilibre convenable.
Chez les femmes diabétiques de type 1, des hypoglycémies plus fréquentes peuvent être le premier signe d’une baisse des niveaux hormonaux, et un ajustement de l’insuline peut s’avérer utile.
L’hypoglycémie ne se produit pas chez toutes les femmes. Chez celles atteintes de diabète de type 2, on peut observer un gain de poids, souvent en raison d’une réduction de l’activité physique, ce qui peut conduire à une augmentation de la glycémie. On constate que de nombreux diagnostics de diabète sont posés pendant cette période.
Si vous éprouvez des fluctuations hormonales importantes et qu’il vous est impossible de maintenir votre équilibre glycémique, il est possible que votre médecin vous prescrive un traitement hormonal.
Rassurez-vous mesdames, on peut réduire les malaises de la ménopause. L’activité physique peut accroître votre énergie et vous aider à gérer l’inconfort de cette période. En plus, le maintient d’une alimentation saine pendant cette dernière aidera également à la maîtrise du diabète et de votre mieux être.
La ménopause et les changements de la glycémie peuvent être matière à confusion.
Plusieurs femmes atteintes de diabète, surtout celles diagnostiquées récemment, confondent les manifestations de la ménopause avec les symptômes d’une élévation ou une chute de la glycémie.
Si vous éprouvez des symptômes tels que sueurs, étourdissements, problèmes de concentration et irritabilité, sont-ils dû aux changements hormonaux ou à un changement de la glycémie ? S’il vous arrive de vous réveiller la nuit en sueurs, ménopause ou hypoglycémie ? La seule façon de le savoir avec certitude consiste à mesurer votre taux de sucre.
Si vous êtes diabétique de type 2 et que vous ne prenez pas d’insuline, il est peu probable que vos sueurs nocturnes viennent de votre taux de sucre trop bas. La fatigue est associée aussi bien à la ménopause qu’à l’hyperglycémie. Une fois encore, un test est le meilleur moyen de savoir où vous en êtes.
Cependant, mesurer votre glycémie une fois par heure et de vous préoccuper continuellement de vos symptômes ne contribue pas à votre mieux-être, une approche équilibrée est donc recommandée. Votre médecin ou votre infirmière en diabétologie vous aidera à décider d’une fréquence appropriée pour vos tests en fonction de vos résultats antérieurs ou de votre taux d’hémoglobine glycosylée.
Indications d’une hormonothérapie
La substitution hormonale post-ménopausique exerce les mêmes effets bénéfiques classiques chez les patientes diabétiques que chez les non diabétiques.
L’effet favorable au niveau des vaisseaux est encore plus important chez les femmes diabétiques avec un risque cardio-vasculaire augmenté et qui présentent un taux de LDL cholestérol élevé ou un HDL cholestérol diminué.
Avant d’entreprendre un traitement de substitution hormonale, un bilan lipidique doit être réalisé avec mesure du cholestérol total, du HDL cholestérol et des triglycérides. Il est préférable d’avoir 2 ou 3 prélèvements de départ afin de confirmer l’anomalie lipidique avant la mise en route du traitement.
L’effet favorable ne pourra être évalué qu’après 3 à 6 mois.
Les contre-indications à ce traitement sont peu nombreuses et relativement remise en cause.
Il s’agit d’une hyper triglycéridémie, d’antécédents de maladies thromboemboliques et de cancer du sein particulièrement chez les patientes avec des antécédents familiaux.