IMPRESSIONS PERSONNELLES ET QUI N'ENGAGENT
QUE MOI.
Puisqu’il nous est possible de nous exprimer, je souhaite vous faire part de certaines de mes impressions.
Ces dernières, n’engagent que moi.
Infirmière spécialisée en diabétologie et présidente d’une association de diabétiques, je remercie le ciel de ne pas être atteinte de cette maladie, le diabète.
En effet, tous les jours, je côtoie des diabétiques ou leurs familles et chaque jour, je me pose les mêmes questions face aux leurs ou à leur situation.
Certains diront et je suis tout à fait d’accord avec eux, qu’être diabétique aujourd’hui n’est “ plus rien ” si l’on compare en remontant plus de 20 ans en arrière.
D’énormes progrès ont été réalisés tant pour le matériel plus facile à manipuler, plus discret et bien d’autres choses, et de cela je remercie les firmes qui travaillent chaque jour sur le sujet afin d’améliorer autant que possible la qualité de vie des diabétiques.
Je voudrais aussi souligner le travail réalisé par les diverses associations pour aussi permettre aux personnes atteintes de la maladie, de vivre le plus décemment possible, dans une société qui ne les rejettera plus ou beaucoup moins qu’il y a encore quelques années, les préjugés sont très difficiles à faire tomber.
Toutes fois, je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi nos hommes et femmes politiques de leur côté ne “ semblent ” rien faire ou si peu.
N’y a-t-il pas une seule personne dans notre gouvernement, nos dirigeants, dans nos administrations communales qui connaît ou qui vit avec une personne diabétique ???????
Est-il si difficile d’écouter et de comprendre les demandes des diabétiques, qu’ils soient représentés par des médecins ou des associations, pour leur permettre de se soigner de façon optimale ?
Est-il si difficile de comprendre que la prévention coûte moins cher que les complications aussi bien à la personne atteinte dans son corps et sa chair qu’aux organismes assureurs, aux hôpitaux et finalement au gouvernement donc, à tout le monde ?
Pourquoi ces différences de prix du matériel d’un pays à l’autre surtout quand nous sommes juste à côté, combien de diabétiques me posent la question pourquoi et surtout comment cela se fait-il qu’en France le matériel coûte autant dire la moitié du prix que l’on pratique chez nous en Belgique pour un même produit de la même firme ?
Le gouvernement, on le sait tous, a toujours besoin d’argent, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi nous Belges et “ malades ” nous devons remplir les caisses alors que pour des tremblements de terre, des sécheresses, des inondations dans d’autres pays ; des fonds se débloquent.
Je ne voudrais pas que l’on dise que je suis inhumaine, que je n’ai pas de cœur, je peux comprendre que nous souhaitions aider ces pays en difficultés, mais ne devrions nous pas d’ abord commencer à regarder dans NOTRE pays?
Le diabète on le sait, prend une ampleur qui fait peur, les chiffres annoncés pour 2010 sont affolant aussi bien pour la Belgique que partout dans le monde.
Le nombre d’enfants qui présentent un diabète de type 2 c’est-à-dire celui généralement retrouvé chez les personnes plus âgées, ne fait qu’augmenter lui aussi. Il est vrai que de plus en plus d’enfants présentent une obésité souvent due à de mauvaises habitudes alimentaires, mais aussi à un manque flagrant d’activités physiques.
De mon temps, et je n’ai que 50 ans, quand nous rentrions de l’école une fois les devoirs terminés, nous allions courir ou jouer entre copains, nous allions à la piscine, nous allions à l’école à pied ou chercher le pain ou le journal pour nos parents à pieds ou au bus.
Maintenant, (je reconnais que la sécurité dans les villes a changé elle aussi) on dépose ou on attend l’enfant devant la porte de l’école, on prend la voiture pour aller au coin de la rue chercher le pain ou le journal, ou pour aller chez un copain. Saint-Nicolas n’apporte plus des vélos, des patins à roulettes (ou si peu), il apporte des ordinateurs, des consoles de jeux qui font que les enfants ne se BOUGENT plus, et non seulement cela nuit à leur santé physique, mais ou est passé le côté relations sociales si ce n’est par le biais d’Internet qui permet de jouer à plusieurs sans se déplacé.
Qui pourra me répondre, quand donc écoutera-t-on vraiment les diabétiques, les diabétologues, les associations ou même parfois les firmes qui défendent les personnes atteinte de cette maladie et qui coûte cher tant au physique que pour les portefeuilles ?
Qui pourra m’expliquer pourquoi cette maladie qui prend de l’ampleur est encore mal connue du public ?
Pourquoi doit-on se battre tous les jours pour obtenir un petit rien ?
Pourquoi les diabétiques doivent-ils encore payer leurs aiguilles pour s’injecter leur insuline alors que les drogués eux, ne les paient pas ?
Le diabétique, que je sache, n’a pas demandé à l’être, le drogué lui, en général, l’a choisi.
Si je me suis permise de laisser libre cours à mes questions, c’est que j’espère susciter des réactions de part et d’autres, aussi bien dans le monde diabétique que chez les non diabétiques.
Merci à tous ceux qui voudront bien réfléchir et peut-être répondre.
Godeau Jeanine